Le handicap visuel


En France on compte à peu prés 65.000 aveugles pour  1.500.000  mal-voyants et ce dernier chiffre ne fera que croître  avec les années car la durée de vie augmente (aujourd'hui il y a par exemple plus de 1.000.000 de personnes atteintes de DMLA et en 2020 on estime qu'elles seront plus de 2.000.000 soit le double).

Le handicap visuel est différent de la myopie,  de l'hypermétropie,  de l'astigmatisme ou de  la presbytie qui ne sont pas des maladies mais plutôt des défauts visuels.

On considère qu'une bonne acuité visuelle se situe  entre 6 /10 et 10/10

La perception visuelle d'un mal-voyant est de 3/10 au maximum. Celle d'un non voyant se situe entre 1/10 et celle de la cécité est nulle.

La mal-voyance est une baisse  de la vision plus ou moins importante et lorsqu’elle devient totale on parle  d'une personne aveugle.

Les aveugles de naissance :

Les aveugles de naissance n'ont jamais eu d'images visuelles et ont développé un mode de fonctionnement qui leur est propre, ceux qui ont vu quelques temps avant de devenir aveugles dans leur petite enfance ont acquis des notions de forme ou de couleur, mais ils n'ont pas le sentiment de perte.

Aveugles de naissance comme aveugles précoces ont effectué des apprentissages dès leur enfance et ont acquis des savoir-faire. Ils ont développé une grande mémoire, ils sont souvent très doués et repèrent beaucoup de subtilités. Ils sont donc bien adaptés au monde qui les entourent,  ils font montre de capacités qu'ils continuent à développer.

La perte visuelle :

La perte visuelle peut toucher quelqu'un à partir de la naissance, ou a tout moment de sa vie .

Cette perte peut être totale ou n'être que partielle. Dans ce cas elle peut toucher soit uniquement la vision centrale ou soit la vision périphériférique et de manière différente selon les pathologies, de même elle peut ne concerner qu'un seul œil ou encore un plus que l'autre.

Perdre la vue est toujours un accident de vie douloureux. Il y a une grande sensation de disparition d'un de ses sens essentiel à l'existence. Outre qu'il faut être capable de faire le deuil de sa vue, le manque de repères visuels pour exécuter  les tâches les plus simples de la vie courante conduit à une perte d'autonomie. Le besoin de sans cesse dépendre de son entourage est vécu difficilement.

Il faut vivre différemment car c'est bien une vie nouvelle qu'il faut alors réapprendre, refaire les choses autrement, savoir utiliser de nouveaux repères.

Le handicap, peut au départ être faible mais souvent il s'aggrave avec  le temps.

(source : association Valentin Haüy)

 

 

 

 

Exemples de pathologies:

La DMLA (dégénérescence de la macula liée à l'age ) est la pathologie la plus connue elle touche des personnes âgées de plus de 50 ans (perte de la vision centrale) son évolution peut être lente au départ mais le sujet ne sera jamais aveugle.

La rétinite pigmentaire est comme la DMLA, elle est progressive (perte de la vision périphérique). La cécité malheureusement est à craindre.

Le glaucome commence par une tension oculaire importante (perte de champ visuel partiel) et s'il n'est pas  traité cela entraine la cécité mais de toute façon la perte de champ visuel est souvent irréversible.

Le diabète touche surtout les couches rétiniennes internes et moyennes ce qui entrave une sensibilité au contraste, et malheureusement le diabète est souvent associé à une autre pathologie visuelle.

Un examen régulier de l'oeil chez l'ophtalmologiste permet de diagnostiquer ce type de danger et de mettre en place un traitement ou une rééducation afin de maintenir les capacités de vision restantes.

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